Essentiellement parce qu’il faut arrêter de prendre les imbéciles pour des cons.

Invité surprise
Le vrai visage des syndicats

J’y étais. Si, si, j’y étais. Avec monsieur Monolecte qui avait lâché une journée de SMIC pour l’occasion. Deux heures de route, une sourde colère et une ferme intention de voter avec nos pieds ; puisque nos voix se noient dans le brouhaha des sonos et se heurtent à l’autisme corporatiste de ceux qui prétendent nous gouverner.

J’y étais, donc, avec des milliers, des dizaines de milliers d’autres, plus de 2 millions, en tout, juste pour dire qu’on ne voulait pas payer leur crise, une fois de plus.
J’y étais pour dire non. Un non ferme et sans ambiguïté aucune. Le refus de la énième réforme scélérate, pour laquelle ils n’ont jamais été mandatés, laquelle ne résout rien, n’arrange rien, hormis les intérêts bien protégés du MEDEF.
J’y étais pour dire non. Non à l’aggravation des inégalités. Non à la désintégration lente et continue, par petits morceaux patients, de notre système de solidarité sociale, notre dissolution à notre corps défendant dans le grand et immonde « marche ou crève » global.

Donc, j’ai marché.
Donc, nous nous sommes comptés et nous avons vu que nous étions nombreux, que nous sommes le peuple et que nous ne voulons pas d’un recul de plus.
Donc, nous avons montré notre puissance et notre détermination et nous étions tous déterminés et prêts à faire ce qu’il faut pour le retrait inconditionnel de cette énième saloperie, de ce pas de plus vers la jungle capitalo-libérale que nous rejetons de toutes les fibres de notre être.
Donc, nous avons déferlé et là, on nous a invités à gentiment rentrer chez nous et à ne surtout pas faire de vagues en attendant que la loi passe dans la plus pitoyable des parodies de démocratie.

Les syndicats nous ont trahis

Je sais, ce n’est pas nouveau, mais maintenant, au moins, nous en avons la preuve, la certitude.
Ils ne représentent plus rien que les intérêts convergents de leurs dirigeants et de la classe possédante.
Ils nous ont fait défiler comme des cons de moutons derrière leur sono de merde destinée à étouffer nos slogans, nos voix, notre colère, à mieux nous contrôler, nous canaliser, nous utiliser pour leur propre profit.

Ils amusent la galerie.
Canalisent la légitime colère du peuple que l’on dépouille.
Et surtout, font tout, pour que le démantèlement de notre protection sociale commune au profit des officines privées où leurs places sont déjà assurées, se fasse tout en douceur, avec des grèvounettes qui ont cela de bien qu’elles ne dérangent plus personne, et surtout pas la bonne marche des affaires qui se négocient sur notre dos.

Demain, je n’irai pas manifester.
Parce que je n’ai pas l’intention de servir la soupe une fois de plus aux sociaux traîtres de tous bords.
Ils lancent leurs petites journées de promenade de santé, juste pour faire la démonstration de leur capacité de mobilisation, démontrer qu’eux seuls ont le monopole de la contestation, qu’ils restent les interlocuteurs uniques avec lesquels les gérants des caisses noires du MEDEF peuvent négocier.
La petite démonstration de légitimité des syndicats, de leur aptitude à nous maintenir bien sages et bien mignons dans la contestation qui ne sert à rien, ils peuvent se la garder.

La seule chose qui marche et qui a toujours marché contre les lois injustes et les administrations qui gouvernent contre le peuple, c’est la grève générale et illimitée, c’est le moment où nous cessons enfin de nourrir l’ogre du profit avec notre peine, notre temps et le meilleur de nous-mêmes.

Aucune négociation !

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