Parce que finalement, tout travail mérite salaire et surtout, parce qu’il faut encore de l’argent pour vivre, j’ai lancé depuis le 5 juin 2009 un appel aux dons sur Le Monolecte. Tout comme le salaire entretient la force de travail, le don peut aider à maintenir la force d’écriture.

La première année d’installation de ce dispositif, peut-être à cause de l’effet de nouveauté, j’ai récolté dans les 300€/mois. Cela m’a permis de m’équiper pour des activités sportives que je n’aurais pas pu me permettre sans cela et j’en suis vraiment reconnaissante.

Par contre, l’année 2010, fille d’une crise qui n’en finit pas de prendre de l’ampleur a été bien plus chiche et les dons m’ont juste permis de m’habiller, sans grande extravagance, mais de m’habiller quand même. Nous sommes ainsi passé du loisir au nécessaire, signe des temps.

L’année 2011 s’annonce particulièrement sinistre. J’ai perdu l’essentiel de mes clients, non pas que mon travail n’ait pas été très satisfaisant, mais juste parce que petit à petit les cordons de la bourse se resserrent partout et que l’on élague dans toutes les dépenses, à commencer par les prestataires extérieurs. Bien sûr, les dons poursuivent leur courbe descendante, au diapason des difficultés financières du l’ensemble de la population. Les quelques dons qui me sont encore parvenu ont été utilisés pour des dépenses nettement moins frivoles, comme le chauffage ou les réparations de mon véhicule.

Aujourd’hui, je suis plutôt à la recherche d’un travail salarié qui me permettrait de vivre dignement sans faire la manche ici. Mais là aussi, il semble que nous soyons dans la contraction et aucune de mes démarches n’a pour l’instant aboutie.