En passant chez M. LeChieur, je me suis rendue compte que nous avions surtout le droit aux élections de Schrödinger : y a forcément un vainqueur dans la boite, mais pour l’instant, personne n’a envie de regarder sous le couvercle et c’est le principe d’intertitude qui prévaut.
Du coup, je fais partager ici ma réflexion postée là-bas.

Je ne vais pas dire aux autres ce qu’ils ont à faire, mais je peux dire comment j’ai fait mon choix. La manière dont je perçois l’échiquier et les enjeux politiques de cette élection, je la décris dans ces 3 billets, avec mention spéciale pour le vote utile dont certains d’entre vous parlent plus haut!

Une fois posée la nécessité du vote de conviction, il faut s’attacher à définir nos convictions et voir de quel projet politique elles se rapprochent le plus. Évidemment, rien n’est fait pour nous faciliter la tâche à ce niveau, puisque tout le monde tente de faire l’impasse sur le projet pour vendre les candidats pour ce qu’ils sont. C’est ainsi que des gens vont choisir le groupe qui va gouverner leur pays et leur destinée pour au moins les 5 ans à venir sur la base de la capillarité des uns, du sexe des autres ou de la taille des derniers! Affolant, non?

Donc, faut éteindre la télé, fermer les journaux qui se contentent de commenter les sondages dont je pense qu’ils ont plus pour fonction de manipuler l’électorat que de fournir une photographie de l’opinion et se cogner les programmes. Les programmes, pas les promesses.

Certes, c’est long et fastidieux, mais je vous rappelle qu’on a fait bien pire quand on s’est fadé l’imbitable texte du TCE!

Ensuite, on prend le projet, non pas qui sert le mieux les intérêts de son nombril, mais celui qui prend en compte la nécessité de faire vivre ensemble 60 millions de citoyens qui sont autant de petits nombrils du monde, d’intérêt particulier, de cosmologies privées plus au moins délirante.
Car ceci est l’objet de la vie en société : comment réussir à nous faire vivre ensemble dans notre absolue diversité, comment nous donner envie d’adhérer au contrat social au lieu de se vautrer dans le chacun pour sa gueule et après moi la fin du monde?

Quand on voit les choses sous cet angle, forcément, il y a pas mal de candidats qui s’éliminent d’eux-mêmes.

Maintenant, restent ceux qui répondent à nos exigences politiques et dont les projets ne présentent pas de différences très marquées, en tout cas sur le fond. A ce moment-là, on peut réfléchir à la struture des partis qui portent ces projets, à la manière dont ils fonctionnent, à la nature de l’équipe présidentielle qui va en sortir, car faire voter pour une seule personne à la fois est un leurre : personne ne gouverne seul!
L’exigence démocratique sur l’organisation interne de la structure porteuse du projet le plus pertinent m’a permis de finir le tri et de trouver le candidat qui représente la force politique la plus à même de gouverner notre pays selon la manière dont je pense que nous devrions vivre ensemble en ce début du XXIème siècle.

Vous voyez, rien de bien compliqué, au final 😉