Dans mon dos, afin que je ne regarde même pas, il y a mon poste de travail ouvert et mon portable, la gueule béante, qui affiche l'invite d'Ubuntu! Il s'agit d'un marathon de plusieurs heures d'aide au bigophone par mon grand gourou afin de faire tourner ce putain de WIFI sous Dapper, qui se solde par un écran figé.

L'écran figé est la variante pingouin de l'écran bleu, si familier aux membres de la confrérie Windows. On parle d'ailleurs plus facilement de commandes gelées. A plus! Nada! Bernique! On remballe ma petite dame!

Faites vos jeux, rien ne va plus : plus de clavier, ni de touchpad. Ubuntu, comme une forteresse, vient de se couper du monde des humains. Même les touches magiques ont jeté l'éponge[1]. Normal, puisqu'on n'a plus de clavier.

Le pingouin fait la gueule et détient en otage mes fichiers, mes photos, mes messages, les adresses des potes, les URL des sites qui vont bien, les dossiers de travail, ma base clients... mais il n'a pas eu mes mots de passe, cet enfoiré! je les ai imprimé sur papier il y a deux jours... gnark, gnark, gnark...

Enfin, on se console comme on peut...

Con de pingouin!!!!

Suite et épilogue de l'histoire

Notes

[1] ctrl+alt+F1, pour passer en mode console ou ctrl+alt+retour, pour rebooter proprement Xwindow