KOLKHOZE me passe la main dans une chaîne à la con, un de ces petits jeux sans conséquence qui sont les RTT des bloggeurs assidus.

Le lieu du crime!

la source du Monolecte

Cela consiste à photographier la source de toutes mes logorrhées, mon poste de travail. Contrairement aux apparences, il s’agit bien d’une photo réalisée sans trucage qui témoigne que mon bordélisme intellectuel n’a d’égal que le foutoir qui noie en permanence mon espace de travail. Et encore, j’ai recadré au plus serré, pour que l’étendue du désastre n’apparaisse pas dans toute sa spendeur!
Les plus attentifs d’entre vous remarqueront que la bête tourne sous Ubuntu Dapper 6.06, et elle tourne fort bien, d’ailleurs!

L’extraction littéraire

Imaginons que vous puissiez récupérer UN objet dans UN livre (fiction uniquement). Quel serait cet objet ? On nous suggère d’en mentionner deux, l’un « officiellement magique », l’autre « officiellement non magique ».

Les règles sont faites pour être détournées, voire fièrement piétinées.
Je ne pourrais jamais choisir un seul objet. Ce que je rêve d’extraire d’un roman, c’est un univers, rien de moins. Ou alors de me projeter dedans. Bref, je voudrais vivre dans l’univers de Dune, de Franck Herbert. J’y serais une Révérende Mère Bene Gesserit de très bon niveau et probablement une excellente conseillère de la Mère Supérieure, mais pas une Mère Supérieure : pas assez diplomate pour cela. J’aurais le blanc des yeux bleu à cause de l’Epice et ses propriétés gériatrices me permettraient probablement d’avoir une vie suffisamment longue pour ne pas regretter d’avoir à mourir. Je saurais enfin maîtriser la Voix, ce qui fait que la naine obéirait à mes injonctions… le temps de s’immuniser, grâce à mon propre entraînement.
Donc, l’objet magique serait la Voix, magique, car on dit bien des Bene Gesserit qu’elles sont des sorcières… sans compter que j’aurais une très bonne maîtrise corporelle. Et le non magique serait bien sûr l’Épice.
J’ajoute à la liste le gadget : le canisiège! Parce que ça a l’air diablement confortable!

Les trois nanards

il s’agit d’énumérer trois films dont vous êtes fiers de ne pas les avoir vus au cinéma ou à la télévision et qui sont pourtant des best sellers au box office.

Là, grosse déception en vue pour KOLKHOZE : je suis cinéphile ascendant cinéphage. c’est à dire que je fais feu de tout bois. En gros j’aime le cinéma et donc, tous les cinémas. Je ne crache jamais sur une bonne grosse bousasse bien épaisse : c’est ce qui permet d’autant mieux apprécier les trops rares purs chef d’oeuvres du septième art. Je pense que le cinéma peut être une grosse machinerie à fabriquer des produits de masse qui n’ont pas d’autre vocation que de distraire le public. Je pense même que les gros blockbusters peuvent absolument être réussis et agréables à regarder et mon exploitant de compagnon partage d’autant mieux cet avis qu’un film qui cartonne, même plutôt mauvais, c’est du cash qui permet de financer et programmer des films plus difficiles, qui auront plus de mal à se faire une place au box office et à trouver un public.

Ceci dit, il y a des machineries de guerre qui m’indiffèrent totalement, genre Les Bronzés 3, que je verrais peut-être sur TF1… le jour où j’aurais la chaîne ou Camping, le truc que l’on n’attendait pas et qui marche fort et qui ne fait pas du tout, mais alors du tout envie! Ce n’est même pas du mépris, juste une grande indifférence. Tout comme les trucs axés sur des accessoires virils, comme la série des Taxi. Ce n’est juste pas du tout mon monde, mon univers. Et c’est vrai que même si ça passe à la télé, je ne pense pas regarder.

Maintenant, il m’est arrivé peut-être une demi-douzaine de fois dans mon long parcours de cinéphage de ne pas finir un film. C’est rarissime. Même très fatiguée, même devant un très gros nanard, même devant un midnight movie[1], je tiens la rampe jusqu’au bout, je bois la coupe jusqu’à la lie. Mias parfois, rarement, il arrive qu’un film ne soit même pas de mauvais goût, mais juste affligeant de vide et de médiocrité, où rien ne rattrape le reste, même pas un bout d’intrigue, même pas des décors, même pas un brin d’acteur vaguement intéressant, rien, rien, rien de rien. Le truc où tu finis par penser à ta liste de course et à te contre-foutre de savoir ce qui va arriver aux personnages qui bougent vaguement en face de toi. Même sur un film comme Blanche, j’ai pu tenir jusqu’au bout, ne serait-ce que parce que ça m’énervait!
Mais de ces films méta-médiocres, je ne pourrais vous parler : j’en ai effacé jusqu’au moindre souvenir de ma mémoire, tout ce qui m’en reste étant en général un vague dégoût et le soulagement que je ressens au moment même où j’arrête de m’infliger ce genre de torture.

Le buzz!

Pour conclure sur une note plus sautillante, je commence ma chaîne à la con à moi toute seule (à intégrer dans un coin de billet, au débotté) :

Le film qui n’est pas encore sorti mais qui fait super envie

  • Dikkenek : je me suis tapée 10 trailers du bouzin et ça a l’air carrément jubilatoire de méchanceté et de vacherie. J’espère juste ne pas avoir vu les meilleures scène du film…
  • Tideland, parce que j’aime profondément le cinéma de Terry Gilliam et que comme d’habitude, il va livrer un ofni probablement dérangeant et magnifique
  • Poséidon, car le film catastrophe est ma petite faiblesse cinéphilique et que l’aventure du poséidon, le film original, est un pur chef d’oeuvre du genre. Et qu’il ne faut pas avoir peur du bon gros cinéma populaire, même s’il n’est généralement pas impérissable (y a t’il du mal à se distraire de temps en temps?)

Au suivant…

Notes

[1] Voir l’excellent doc sur les midnigth movies