Je fais un tantinet dans la provoc’, mais il y a des moments où je me verrais bien jouer aux fléchettes avec le manchot narquois…

En fait, cela fait depuis septembre dernier que je suis sous Linux. Ne voulant pas me ruiner en licences logicielles, j’avais opté pour le libre pour le lancement de ma petite entreprise. Comme le libre n’est pas vraiment grand public, quoi qu’en disent les zélotes, c’est un ami administrateur réseau multi-plateformes qui m’avait installé le bouzin sur mon portable : une Debian sid.
kill tuxPour la majorité d’entre vous, ça ne veut rien dire, mais pour le geek, c’est synonyme de fête du mode console[1] et de plantages d’applis aléatoires. Bref, ce n’est pas pour les pieds tendres, et comme dirait mon pote, ça m’a fait la couenne.

Mon portable étant en fin de course (processeur très fatigué), je me suis donc équipée d’un nouvel outil de travail : un acer aspire 5002, une machine de guerre avec un processeur AMD64 turion et une carte graphique qui supporte l’accéleration 3D, dans la perspective de commencer à bosser avec Blender.

Ubuntu

J’aime vivre dangereusement, mais j’ai décidé pour la migration de quitter les joies de Debian sid sans quitter le système debian. J’ai donc logiquement choisi Ubuntu, dont on peut dire qu’il s’agit d’une distribution nettement plus abordable pour le néo-linuxien. La communauté est très active et l’installation bénéficie de tutoriels pas à pas bien pratiques pour se lancer tout seul dans l’aventure. Au final, l’interface est furieusement debianesque, mais les outils installés par défaut ont été optimisés pour que l’on puisse faire le gros de l’administration système en mode fenêtre. Pour moi qui vient de la SID, le changement est agréable.

Bien sûr, une install Linux, c’est toujours un deuxième effet Kiss Cool, avec les périphériques pas reconnus et les paramétrages qu’on n’arrive pas à faire correctement.

Avec mon Acer, le gros des soucis, c’est la carte Wifi Broadcom et l’accélération 3D de la carte graphique. Heureusement, il y a toujours un grand gourou Linux qui a fait le parcours du combattant avant vous. Malheureusement, il y a toujours un moment où vous tombez sur l’erreur que personne n’a encore résolu et il y a fort à parier que même en passant la nuit dessus, ce n’est pas vous qui allez faire avancer le schmimblick.
Ainsi, j’ai réussi, avec l’aide de Mumbly, à installer ndiswrapper, un bidule qui permet de récupérer les drivers windows pour les périphériques, puis à installer les bons drivers 64 bits pour ma broadcom. J’ai même réussi à compiler[2] le module acer_acpi, j’étais sur le point de gagner l’accès au réseau sans fil et là… plaf! Dommage, si près du but :

 root@monolecte:/home/agnes/acer_acpi-0.3# make make -C /lib/modules/`uname -r`/build SUBDIRS=/home/agnes/acer_acpi-0.3 modules make1: entrant dans le répertoire « /usr/src/linux-headers-2.6.12-10-amd64-generic » CC [M]  /home/agnes/acer_acpi-0.3/acer_acpi.o Building modules, stage 2. MODPOST CC      /home/agnes/acer_acpi-0.3/acer_acpi.mod.o LD [M]  /home/agnes/acer_acpi-0.3/acer_acpi.ko make[1]: quittant le répertoire « /usr/src/linux-headers-2.6.12-10-amd64-generic » root@monolecte:/home/agnes/acer_acpi-0.3# make install mkdir -p /lib/modules/2.6.12-10-amd64-generic/extra cp -v acer_acpi.ko /lib/modules/2.6.12-10-amd64-generic/extra/ `acer_acpi.ko' -> `/lib/modules/2.6.12-10-amd64-generic/extra/acer_acpi.ko' depmod -a root@monolecte:/home/agnes/acer_acpi-0.3# modprobe acer_acpi FATAL: Error inserting acer_acpi (/lib/modules/2.6.12-10-amd64-generic/extra/acer_acpi.ko): No such device root@monolecte:/home/agnes/acer_acpi-0.3# 

No such device

En gros, ça veut dire : tu n’as plus qu’à trouver un vieux cable RJ45 et le tirer jusqu’à ton routeur si tu veux venir écrire tes histoires de geek sur le blog.

Autre soucis : le rapatriement de mes données personnelles. Il me semble que chopper le dossier /home et de le coller brutalement dans ma nouvelle arborescence est un peu brutasse. Surtout que j’ai un pote qui m’a parlé de la nécessité de sauvegarder aussi /etc. Tout ce que je veux, c’est retrouver Evolution prêt à tourner avec ses mails, ses contacts, ses RDV, tels que je les avais laissé sur ma future ex-bécane. Et aussi mes paramétrages gaim ou Firefox et ses précieux marque-pages et mots de passe enregistrés.
En plus, pour migrer des gigas de données, il faudrait que je parvienne à monter un bon partage réseau entre mes deux bécanes Linux, et là, vous allez rire (si, si!), je suis plus forte pour visualiser un disque windows sur le réseau interne qu’un autre disque linux… J’ai bien tenter d’installer NFS… mais là, c’est tout pas pareil qu’avec smbclient et je n’ai pas réussi à entrer dans les fichiers paratagés.

Bref, tout ça pour dire deux choses :

  1. J’écris peu sur le Monolecte en ce moment, parce que j’ai les mains dans le cambouis nuit et jour
  2. J’invite tous les geeks grands gourous Linux à venir faire la démonstration ici de leur science et à m’aider à résoudre mes embrouilles.

Ben oui, pour une fois que ce blog pourrait me servir à quelque chose….

Notes

[1] Au lieu de gérer votre système en cliquant dans de jolies petites fenêtres, vous passez le plus clair de votre temps à taper des ligne de code totalement ésotériques pour réussir à faire tourner votre système… pas très cool, mais dépaysement garanti!

[2] Compiler, ça c’est un truc de fou sous Linux : tu as les sources d’un programme, tu tapes les commandes magiques ./configure pour changer les paramètres, make pour contruire le truc et make install et boom, c’est comme si tu avais eu un .exe de chez win.