La loi est dure, mais c’est la loi… qu’en est-il quand elle devient injuste, inique et asservie aux intérêts particuliers de la caste dominante, quand elle devient l’instrument de liquidation de la démocratie?

Heureusement, la loi est aussi servie par des hommes justes qui ont à cœur de nous rappeler ce qu’elle est et doit être. Eolas, l’avocat blogueur attire notre attention sur l’aspect liberticide du projet de loi anti-terroriste, et il sait de quoi il parle.

La couenne bien assouplie par les cassandres des médias qui, chaque jour, ou presque, nous servent leur vision détraquée d’un monde hostile, en plein choc des civilisations[1], le bon peuple applaudit et en redemande, sans se rendre compte que c’est autour de son propre cou que le nœud coulant se ressert peu à peu.
Je n’en peux plus de citer ce pauvre Thomas Jefferson, dont les mots semblent usés jusqu’à la corde, mais qui pourtant, énonce une vérité fondamentale que ceux qui cherchent à nous effrayer sans cesse, à nous plonger dans un état de psychose permanente, connaissent bien :

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.

Mais voilà, sous prétexte de lutter chaque jour un peu plus contre un terrorisme qui se fait bien discret ou contre une violence bien sporadique, ce sont nos libertés fondamentales de citoyens qui sont chaque jour un peu plus éborgnées, et ce, dans un grand consensus d’unité nationale qui ne peut que discréditer encore plus la pseudo-alternance politique que l’on fait semblant de nous proposer.

Continuons à avoir peur de notre ombre et laissons ceux qui agissent pour notre bien continuer à vider de sens notre illusion démocratique.
Nous pouvons aussi nous remettre à penser par nous-même, à cesser d’avoir peur de tout (le voisin, le chômage, l’inflation, le t-shirts chinois, les cités, nos propres gosses, le lendemain, le jour d’après, notre propre médiocrité…) et à reprendre notre destin en main.

Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.
(Gandhi)

Notes

[1] Choc, qu’en fait, ils entendent bien provoquer eux-mêmes : les guerres ne profitent jamais qu’aux gros poissons!