Bison Futé prend des couleurs, comme chaque fois qu’il y a quelques jours de repos à grapiller!

C’est le Week-End, Pascal!

Trois jours pour oublier qu’on vit entassés comme des cons dans des villes qui puent le pot d’échappement, le vomi et les excréments de chiens : la grande évasion, quoi! Le repos du guerrier!

En parlant de guerrier, Bison Futé est reparti sur le sentier de la guerre : la couleur tendance ce WE, ce sera l’orange, avec une pointe de rouge, lundi, pour les Franciliens, ces petits veinards!

Évidemment, ça ne vaut pas un bon gros Chassé-Croisé du WE, quand les juilletistes shootés aux UV détaillent d’un œil morne le teint d’endives pas fraîche des aoûtiens avides de bouffer des kilomètres en tête à cul et du sable à l’arrivée! Mais ça sent quand même bon la petite revanche sur une vie de merde passée à imaginer les saisons qui n’impriment pas leur marque sur le bitume gris des cités tentaculaires.
Alors, on se jette sur les routes, la bagnole pleine jusqu’à la gueule, même pour 3 jours, on sait jamais, en mars, le temps est si changeant. Et on fonce, à 30 km/heure, coincé derrière un TIR qui crache son diesel sur le pare-brise pendant que dans la voiture de la file de droite, une autre famille fait la gueule, avec les gosses qui s’emmerdent, déjà, alors que la barrière de péage est encore si loin. Pour fuir la foule, la densité, la promiscuité quotidienne, on part tous ensemble, tous en même temps, vers la même destination. Avec un peu de chance, on va croiser un collègue à l’arrivée : dépaysement garanti!

Nous aussi, on part. 3 jours. Mais dans l’autre sens!

On quitte la cambrousse, bientôt envahie par les citadins avides d’aspirer une goulée d’air frais avant de retourner dans les villes concentrationnaires.
Nous, on va en ville, voir de la famille, maintenant que les grandes artères vont être débloquées et la rocade vidée de ses usagers habituels. On va profiter des boutiques désertées, écouter le léger brouhaha de ceux qui restent (les pauvres!!!), on va investir la cité, puisque ses habitants ont eu la bonne idée de l’abandonner.

Et lundi, pendant qu’ils reviendront tous en même temps se cogner aux portes de la ville engorgée, nous rentrerons tranquillement chez nous, seuls, dans la campagne qui aura retrouvé son calme!