Aujourd’hui, c’était le 60ème anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau. Il y a 60 ans, jour pour jour, les Soviétiques ouvraient les portes des camps et découvraient l’indicible.

Nous avons tous hérité de la mémoire et de la responsabilité de la Shoah[1]. De la mémoire, car quiconque oublie son passé est condamné à le répéter[2]. De la responsabilité, parce que c’est à nous qu’il échoit de rester vigilant face à la bête immonde qui sommeille en chacun de nous, parce qu’il est de notre devoir de transmettre cette mémoire aux générations futures. La mémoire est le sanctuaire où les vivants honorent ceux qui sont morts.

Tout le reste n’est que bavardage superflu…

Notes

[1] Shoah, en hébreux, signifie destruction, ce qui est un terme autrement plus pertinent que le mot Holocauste, souvent utilisé mais qui parle d’un sacrifice librement consenti à Dieu. Le fait que Shoah soit un mot hébreux ne l’empêche pas de décrire, à mon sens, l’ensemble des victimes du génocide nazi. Il est en fait très pertinent pour tous les génocides…

[2] De la judéophobie à l’antisémitisme, réalités historiques et représentations sociales