Merci pour le chocolat
Par Agnès Maillard le mercredi 26 janvier 2005, 18:32 - Brouhaha - Lien permanent
Longtemps, je n'ai eu aucune inclinaison pour le chocolat. Je préférais la
vanille, pour les filles.
Puis, j'ai découvert l'âpreté, l'amertume et la puissance du chocolat noir de
qualité... Trop tard ou presque!
Je me souviens encore du chocolat de mon
enfance : les formats familiaux avec 5 plaques de chocolat au lait crayeux
dans un emballage plastique transparent. Un désastre gastronomique, l'antithèse
de la gourmandise, ou comment fâcher définitivement un gamin avec le
chocolat.
Il y a eu la période plus faste et plus lointaine, où j'ai vécu en zone frontalière, à ras de Genève, capitale francophone du pays du chocolat. Je me souviens des petits carrés de chocolat Cailler emballés individuellement, où chaque morceau était recouvert d'une photo évoquant le patrimoine helvétique. Ou la sublime onctuosité du mythique Frigor qui fondait dans la bouche comme un petit glacon des alpages.
En quittant l'ombre des montagnes suisses, j'ai désappris le
chocolat.
Ce n'est que bien plus tard que j'ai découvert le plaisir du chocolat noir
de qualité. Loin de moi la goinfrerie compulsive! Une plaque de très bon
chocolat peut me faire plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Ces dernières années ont vu le goût des consommateurs se tourner résoluement
vers le chocolat noir de chez noir et du coup, on a assisté à
une véritable surenchère de noiritude dans les rayons. Et un chocolat
plus riche en cacao, c'est forcément un chocolat plus coûteux. C'est
probablement pour cela que le 3 août 2000, l'Europe a autorisé le remplacement
d'une partie du beurre de cacao par des graisses végétales de substitution. Il
a été adapté à la France le 31 juillet 2003. Voilà qui permet de réduire les
coûts sans aucune contrepartie intéressante pour l'amateur.
Dans un premier temps, tous les acteurs de la filière chocolat ont juré, la
main sur le coeur, qu'ils continueraient à produire du chocolat 100% cacao. Et
puis...
Et puis l'autre jour, j'ai acheté un
chocolat noir truffé, plutôt cher, et dont la dégustation a débouché sur un
grand vide gustatif. Chocolat noir, insiste l'emballage! Mais
pas de précision sur la teneur en cacao. Je retourne la plaquette et découvre
que le beurre et les graisses végétales, arrivent loin devant le beurre de
cacao dans les ingrédients, ce qui signifie qu'ils dominent. Je croyais
acheter du chocolat noir et j'étais en train de me taper une plaque de
margarine colorée en marrron foncé!
Je suis retournée au rayon chocolat de mon fournisseur habituel et j'ai commencé à retourner les plaques pour lire la composition : même constat, y compris pour des chocolats prétentieux, chers et affichant des concentrations en couverture que le dos dément aussitôt! Le chocolat est mort, vive le chocogras!
Finalement, j'ai trouvé une plaque chez le discounter du coin qui ne contenait que du beurre de cacao comme matière grasse.
Les industriels ont fait leur choix. Et comme d'habitude, ce n'est pas le meilleur pour nous. Il semble que sortis des chocolatiers artisanaux et des patissiers spécialisés, nous entrions dans une période noire pour les amateurs de chocolat!
Pour en savoir plus sur l'univers du chocolat et ses fondus :
- Choco-Club, législation sur le chocolat
- Composition du chocolat
- Cacao ou chocolat ?
- Le décrêt chocolat 2003
- Artisans du Monde
- Confédération des Chocolatiers et Confiseurs de France
- Texte européen
A voir
Notes
[1] Une ode au chocolat, un film à savourer!





&
;-)
&
:-/
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:-|
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LOL
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:(
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:-C
&
8-)
&
:-o 
Commentaires
N'enpêche, les truffes à la crème de marron, c'est pas mal non plus ! Et sans margarine en plus !
aussi patissière, mais plus seyante que
un monsieur de couleur - Tu lui répond : " c'est celui qui le dit qui l'est " cela te permettra de constater s'il a de la répartie - Je reconnais que je n'ai pas élevé le débat - mais je m'amuse d'un rien.
que l'industie pharmaceutique est la principale utilisatrice de beurre de caca oh via les suppositoires -
ce que je me rapelle de mon enfance, c'set le chocolat au lai au noisette entiere (avec du pain et du beurre)
je suis d accord avec toi
je suis d accord avec toi
Heureusement qu'au Mexique, survit la tradition du chocolat artisanal .....la survie d'un chocolativore dans mon genre.
Nenfin lorsque le consommateur aura compris que le bon produit, c"est celui qui justement n'est pas référencé ; valable pour tout, les livres, les fringues , la zique, les progiciels.....